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De vous à moi

Chaque mois, le Maire de Talant, répond à trois questions portant sur l’actualité municipale et extramunicipale.

En cette rentrée, quels enseignements tirez-vous de votre premier été en tant que Maire ?

Disons-le sans détour : ce ne fut pas vraiment de tout repos. Entre la sécheresse historique qui a placé notre département en niveau 4 « Crise » dès le mois d’août, obligeant à revoir l’arrosage de nos espaces verts et l’organisation de nos équipements sportifs, les épisodes de canicule qui nous ont contraints à adapter nos modalités d’accueil dans nos services, à ajuster, voire annuler, certains événements pour préserver la santé de nos agents et des Talantais, et deux incendies de broussailles en quelques jours à proximité d’habitations qui nous ont rappelé à quel point la vigilance doit rester permanente : l’été aura été dense !

À cela s’est ajoutée l’occupation du stade Pascal Gien par une communauté de gens du voyage, qui a nécessité une gestion de crise au quotidien, en lien avec l’État et la Métropole, jusqu’à son départ. Nous avons depuis renforcé la sécurisation de nos équipements sportifs.

Ce que je retiens surtout, c’est la réactivité et l’engagement de nos services municipaux, qui ont su s’adapter dans l’urgence à des situations que l’on n’imagine ou n’anticipe pas forcément en arrivant à ce stade de responsabilités. Et je crois que c’est aussi ça, être maire sur le terrain : ne pas se contenter de gérer le prévisible.

Adrien Guené, maire de Talant

Pourquoi avoir fait de la biodiversité un axe fort de votre politique de transition écologique dès le début de votre mandat ?

Parce que ce n’est pas une nouveauté de circonstance : c’était déjà l’un des piliers de notre programme avec « Talant par Cœur », à travers l’ambition de faire de Talant la première ville à énergie positive de la Métropole. Nous l’avions annoncé durant la campagne, convaincus que la préservation de notre environnement et de notre patrimoine devait structurer l’action municipale, et pas seulement l’accompagner. C’est la concrétisation talantaise du « Penser global, agir local » du Sommet de la Terre de Rio.

Mais je dois dire que l’été que nous venons de vivre donne à cette vision un tout autre relief. Une sécheresse sans précédent, des incendies à nos portes, des vagues de chaleur à répétition : ce ne sont plus des scénarios lointains, ce sont des réalités qui touchent directement le quotidien des Talantais. Je pense sincèrement que les élus, du plus petit village à la plus grande métropole, doivent aujourd’hui avoir pleinement conscience du contexte climatique dans lequel nous vivons. Nous n’avons pas le pouvoir de tout résoudre seuls, mais nous avons celui d’agir, à notre échelle, pour préparer Talant à ce défi inédit. Pour aujourd’hui, mais surtout pour l’avenir de nos enfants.

Quel message souhaitez-vous adresser aux Talantais pour les inciter à devenir eux-mêmes acteurs de la biodiversité, dans leur jardin ou leur quotidien ?

Je veux d’abord rappeler une conviction simple : le vivant, ce n’est pas seulement la faune et la flore qui nous entourent, ce sont aussi les citoyens qui composent notre ville. Talant a cette particularité rare de conjuguer l’urbain et la nature : nos parcs, nos vignes, nos combes, nos jardins familiaux cohabitent avec nos quartiers résidentiels. C’est une richesse que beaucoup de villes nous envient, et les Talantais doivent en avoir pleinement conscience.

Pour qu’ils puissent la mesurer concrètement, nous avons par exemple mis récemment à leur disposition sur notre site internet un nouvel outil interactif qui recense, autour de chez eux, les espèces animales et végétales observées à Talant. C’est une manière ludique et accessible de redécouvrir son quartier autrement, et de comprendre que chacun, à son échelle, sur un balcon, dans un jardin, ou au pied d’un arbre, peut devenir acteur de cette biodiversité. Mon message est simple : ne laissons pas la nature à Talant à d’autres. Elle appartient à toutes et tous, et sa préservation est l’affaire de chacun d’entre nous.